Dans le Coran, la bonté envers les parents vient juste après l'adoration d'Allah.
وَقَضَىٰ رَبُّكَ أَلَّا تَعْبُدُوا إِلَّا إِيَّاهُ وَبِالْوَالِدَيْنِ إِحْسَانًا
« Ton Seigneur a décrété : n'adorez que Lui, et soyez bons envers vos parents. » (sens du verset, Al-Isra 17:23)
Pas même « fi »
Le même verset descend dans le détail : quand l'un d'eux ou les deux atteignent la vieillesse auprès de toi, ne leur dis pas « fi ! », ne les brusque pas, adresse-leur des paroles respectueuses. Puis :
وَاخْفِضْ لَهُمَا جَنَاحَ الذُّلِّ مِنَ الرَّحْمَةِ وَقُل رَّبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرًا
« Abaisse pour eux l'aile de l'humilité, par miséricorde, et dis : Seigneur, fais-leur miséricorde comme ils m'ont élevé tout petit. » (sens du verset, Al-Isra 17:24)
Cette invocation se dit chaque jour, à la fin de la prière ou à tout moment.
Pas de grand discours : un ton, un mot, un soupir comptent déjà.
La mère, trois fois
Le Coran rappelle que la mère a porté son enfant « peine sur peine », et qu'il faut être reconnaissant envers Allah et envers ses parents (Luqman 31:14). Un homme demanda au Prophète ﷺ qui méritait le plus son bon compagnonnage ; il répondit : « Ta mère », puis « ta mère », puis « ta mère », puis « ton père » (Sahih al-Bukhari, n° 5971 ; Sahih Muslim, n° 2548).
Un des plus grands péchés
Le Prophète ﷺ a cité, parmi les plus grands péchés, l'association à Allah et l'ingratitude envers les parents (Sahih al-Bukhari, n° 5976). Et il a dit : « Qu'il soit humilié, celui dont les parents, ou l'un d'eux, ont atteint la vieillesse auprès de lui, et qui n'est pas entré au Paradis » (Sahih Muslim, n° 2551) : prendre soin de ses parents âgés est une porte du Paradis ouverte devant soi.
Au quotidien
- Appeler, passer, même brièvement, surtout quand on vit loin.
- Aider à la dépense quand ils sont dans le besoin, selon ses moyens.
- Consulter ses parents, et leur parler avec douceur, même en désaccord.
- Invoquer pour eux, de leur vivant et après leur mort.
- Obéir dans le bien. Si des parents demandent ce qu'Allah interdit, on ne les suit pas sur ce point, mais on reste bon envers eux, comme le dit le Coran (Luqman 31:15).
Après leur mort
La bonté ne s'arrête pas avec la mort. « Quand l'homme meurt, ses œuvres s'arrêtent, sauf trois : une aumône continue, une science utile, ou un enfant vertueux qui invoque pour lui » (Sahih Muslim, n° 1631). Invoquer pour ses parents, faire une aumône en leur nom, honorer leurs amis et garder le lien avec leur famille prolongent leur bien.
Une question sur une situation familiale délicate ? Parle avec ton imam.