L'islam a prévu plusieurs portes pour aider : la zakat, obligatoire ; la sadaqa, libre ; et le waqf, une aumône qui dure.
Le grain aux sept épis
مَّثَلُ الَّذِينَ يُنفِقُونَ أَمْوَالَهُمْ فِي سَبِيلِ اللَّهِ كَمَثَلِ حَبَّةٍ أَنبَتَتْ سَبْعَ سَنَابِلَ فِي كُلِّ سُنبُلَةٍ مِّائَةُ حَبَّةٍ
« Ceux qui dépensent leurs biens dans le sentier d'Allah ressemblent à un grain d'où naissent sept épis, chaque épi portant cent grains. » (sens du verset, Al-Baqara 2:261)
La zakat : un droit des pauvres
Elle est due chaque année sur l'épargne au-dessus du seuil. En Côte d'Ivoire, la Fondation Zakat Waqf fixe le seuil et organise la collecte et la redistribution. Voir la zakat en Côte d'Ivoire.
La sadaqa : à tout moment
Pas de seuil, pas de calcul : un repas, un ticket de transport, des frais d'école, un sourire même. « La sadaqa ne diminue en rien la richesse » (Sahih Muslim, n° 2588).
Le waqf : une aumône pour toujours
Le waqf consiste à immobiliser un bien (un terrain, un bâtiment, un puits, des livres) et à en donner l'usage ou le revenu, pour toujours, à une œuvre utile.
'Umar ibn al-Khattab avait reçu une terre à Khaybar, la meilleure de ses biens. Le Prophète ﷺ lui conseilla : « Si tu veux, immobilise le fonds et donne-en le produit en aumône. » 'Umar en fit une aumône qui ne se vend pas, ne se donne pas et ne s'hérite pas, au profit des pauvres, des proches, des voyageurs et des hôtes (Sahih al-Bukhari, n° 2737 ; Sahih Muslim, n° 1632).
« Quand l'homme meurt, ses œuvres s'arrêtent, sauf trois : une aumône continue, une science utile, ou un enfant vertueux qui invoque pour lui » (Sahih Muslim, n° 1631). Le waqf est l'aumône continue par excellence.
Dans le quartier
- Une mosquée, une école coranique, un puits, un dispensaire construits sur un terrain donné en waqf.
- Des corans, des nattes, un ventilateur offerts à la mosquée.
- Un local dont le loyer finance les frais de l'école ou l'entretien de la mosquée.
La Fondation Zakat Waqf de Côte d'Ivoire a pour mission de faire connaître le waqf et d'en organiser la gestion. Pour un don important, fais-le par écrit, devant témoins, avec l'imam et, pour un terrain ou un bâtiment, un notaire.